La fin du quatrième trimestre de grossesse

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« Un bébé rallonge les jours, raccourcit les nuits et multiplie le bonheur. »

Mon bébé a deux mois et demi. Deux mois c’est à la fois long et court. En deux mois, ma vie a été complètement chamboulée. Deux mois de sourires, de regards, de gazouillis, de tétés, de lessives, de nuits blanches ! Et surtout énormément d’amours en plus, et toujours plus chaque jour.

La fin du dernier trimestre de grossesse

Lorsqu’il dort, j’ai du mal de rester plus de quelques minutes sans vérifier que mon bébé respire. Mais petit à petit, ces minutes s’allongent et deviennent des heures. Petit à petit je suis de moins en moins inquiète. 

Il y a une citation qui m’a beaucoup marqué pendant ma grossesse, et a laquelle je pensais souvent :

Regardez une femme enceinte : vous croyez qu’elle traverse la rue ou qu’elle travaille ou même qu’elle vous parle. C’est faux. Elle pense à son bébé.

Anna Gavalda

Finalement, je ne suis pas vraiment d’accord avec cette citation. Pendant ma grossesse, je ne pensais pas constamment à mon bébé. Je pouvais parfois baisser les yeux, voir mon ventre et me dire : « Ah tient, c’est vrai, tu es là toi ! » Parfois il me donnait un petit coup, pendant que je pensais à autre chose, lisais un livre, regardais un film et je me disais : « Ah tiens, coucou mon bébé ! » 

Mais maintenant que mon petit est né, je comprends vraiment ce que cette citation signifie. Je sais ce que « penser à son bébé » veut dire. J’incarne le « penser à son bébé« . Maintenant, mon bébé n’est pas quelque chose que je peux oublier. Je ne reviens pas de la salle de bain en me disant : « Ah tient tu es là toi ? » Il ne se met pas à gazouiller et je me dis : « Ah oui c’est vraiment j’ai un bébé ! » Non.

Penser à son bébé, ce n’est pas juste une pensée, c’est un état permanent. Maintenant qu’il n’est plus à l’abri dans la poche des eaux, il est incroyablement plus vulnérable. Il a besoin d’une attention et d’une protection constante. Petit à petit, je me suis habitué à cette pensée supplémentaire dans mon esprit, petit à petit, j’ai fait plus de place dans sa tête pour mettre cette pensée. C’est une gymnastique de l’esprit. C’est devenir Maman petit à petit. C’est beaucoup de bonheur et d’amour, et c’est aussi beaucoup de charges mentales nouvelles qu’il faut apprendre à gérer.

Mais si mon bébé a besoin de moi, il peut vivre sans moi. Et ça, je crois que je commence seulement à le comprendre, à la réaliser. Pendant neuf mois, j’ai respiré pour deux. Maintenant, mon bébé n’a plus besoin de moi pour respirer. C’est un deuil à faire ? C’est un premier petit pas vers l’indépendance, alors que nous n’étions presque qu’un. C’est peut-être ça la fin du dernier trimestre de grossesse. Le quatrième trimestre. Celui après l’accouchement. Il se termine lorsqu’on réalise qu’en fait, on n’est plus enceinte !

Je commence à comprendre, que je ne respire plus que pour moi.

Et depuis, malgré la charge mentale qu’il faut apprendre à gérer, je commence a vraiment pouvoir souffler !

 

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